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Tout le monde n’est pas prêt à répondre à un enquêteur dans la rue

Découvrez des témoignages de bonnes et mauvaises expériences d'études consommateurs réalisées dans la rue

Tout le monde n’est pas prêt à répondre à un enquêteur dans la rue

Les enquêtes consommateurs en face à face rencontrent un grand nombre de refus, mais ceux qui acceptent d’y répondre les apprécient.

En effet, les enquêtes en face à face sont jugées motivantes car elles sont interactives, c’est l’occasion d’un échange avec l’enquêteur qui invite à approfondir et préciser ses réponses. L’interlocuteur visible incarne aussi davantage l’organisme de sondage.

Comme pour les enquêtes par téléphone, on peut-être mu par la compassion, l’empathie avec l’enquêteur. Un intervieweur sympathique et souriant aura plus de chance de motiver le passant.

Les freins principaux sont en partie relatifs à l’environnement : dans la rue, on manque souvent de disponibilité, on est pressé. La météo et l’inconfort de répondre debout dans un lieu de passage bruyant viennent aussi contrecarrer la motivation des répondants. Le manque de confidentialité des réponses données dans la rue est également un obstacle.

Par ailleurs, de nombreux répondants se plaignent du manque d’amabilité des enquêteurs, leur approche est souvent jugée trop agressive, trop « rentre dedans ».

Enfin, la multiplication des sollicitations en tout genre (associations qui demandent de l’argent, mendiants, démarches commerciales) engendre la méfiance et le rejet. Et les éléments qui pourraient rassurer manquent : présentation claire de l’émetteur, du sujet de l’enquête, de la rémunération s’il y en a une. En effet la proposition d’une rémunération systématique est largement considérée comme un facteur de motivation pour s’arrêter et participer.

Voici une sélection d’avis qui illustrent bien ces résultats :

Ils aiment :

 

-       On peut voir la réaction de la personne qui vous interroge et ça peut être amusant.

-       Déjà ce n'est pas totalement anonyme puisque la personne est en face, avec ses expressions, mimiques... A un timbre de voix appartient une émotion, un message particulier.

-       J'apprécie la démarche de venir voir les gens, et d'avoir un contact plus chaleureux.

-       Ça ne me coûte rien sauf un peu de temps, le résultat peut être intéressant et ça permet à l'enquêteur de faire son travail

-       Je suis compréhensive et je me mets à la place des enquêteurs pour qui ça n'est pas toujours simple de trouver des personnes qui acceptent de répondre à leurs enquêtes.

-       J'ai fait ce genre de boulot quand j'étais jeune... Je sais que ça n'est pas facile, donc je fais un effort quand j'ai le temps d'y répondre. J'aime aussi tester les nouveaux produits, participer (à ma modeste mesure) aux choix qui seront faits avant distribution ou information grand public.

-       L'enquête en face à face est la plus dure à mon sens, donc par respect pour la personne enquêtrice, j'essaye quand c est possible de prendre 5 minutes pour répondre.

-       J'aime beaucoup toutes ces enquêtes et sondages. Le faite d'avoir quelqu'un en face de soi est toujours trés sympa. Bien évidemment c'est le cas si la personne en face est polie et courtoise.

-       Mon comportement serait plus clairement perçu et j'imagine il y a une rémunération. Parfois dans les questionnaires on peut mal répondre alors qu’en face à face c'est plus clair.

-       Je n'ai jamais eu l'occasion d'avoir des enquêtes face à face mais je pense que j'y répondrais car c'est toujours intéressant de savoir le but de l'enquête.

-       Je trouve important de donner son opinion et ça peut aider à faire des statistiques sur les comportements et sur ce que pense la population.

-       J'estime avoir des idées et des opinions sensées, et je me dis que ce serait une bonne chose si mes réponses étaient un peu prises en compte par les commanditaires de sondages. Je n'ai rien contre les questionnaires en face à face à condition qu'ils ne soient pas trop longs.

-       Cela dépend de l'enquête si elle m'intéresse, je répondrais mais si je ne comprends pas le sujet je ne réponds pas.

-       Parfois, à l'issu de l'enquête, un cadeau est offert, je trouve cela appréciable et normal. Ou alors certaines entreprises nous offre un café et des petits gâteaux pour patienter et pour nous remercier d'avoir participé, je trouve que ce geste devrait être systématique pour les enquêteurs. Sinon ce qui me motive c'est de pouvoir connaître les résultats à la fin de l'enquête.

-       On est questionné sur des nouveaux produits. On connaît mieux les produits et leurs concurrents. On a parfois un petit cadeau ou un bon d'achat. On peut tester des produits, les comparer. Pour les publicités ou les produits en vente dans les commerces on voit que nos réponses ont un réel impact.

 

Ils n’aiment pas :

 

-       On se sent très souvent "agressé", les enquêteurs nous "sautent" dessus.  C'est le genre d'enquête que je déteste, bien avant les enquêtes téléphoniques.

-       Je suis souvent pressée ou lorsque je suis avec ma famille ou des amis je n'ai pas spécialement envie qu'on me dérange.

-       Je n'est pas de temps, j'ai toujours un objectif, je sort très peu sans savoir ce que je vais faire, et je respecte le plus mon mini emploi de temps que je me suis fait, donc je ne laisse pas de temps pour ce genre de chose.

-       Les personnes nous interpellent et ne tiennent pas forcément compte que l'on n'est pas disponible au moment donné.

-       En règle générale, si je suis en ville c'est que je dois faire quelque s choses, comme les courses ou aller au travail. C'est pourquoi je refuse souvent de répondre aux enquêteurs.

-       Les questionnaires sont souvent plus longs que prévu. Il y'a trop d'enquêtes sur les publicités ou les marques. C'est souvent les mêmes produits sur lesquels portent les questionnaires (la bière, les whiskys, les plats préparés).

-       Je ne sais pas, surtout que j'en ai déjà fait et je sais que c'est dur d'interpeller les gens, je devrais être plus sympa et dire oui!!! En fait, dans la rue où il y a des sondeurs, ils ne m'interrogent que rarement et ne mettent pas beaucoup d'entrain pour le faire, c'est si facile de dire non et de tracer sa route... D'autre part, ils restent souvent entre eux, rassemblé en un bloc que les gens peuvent éviter facilement...

-       Certaines personnes vous donnent vraiment l'impression que si vous ne lui accordez pas votre temps, vous allez avoir de sérieux ennuis!!! Et, c'est assez désagréable et ça ne donne vraiment pas envie de répondre aux questions.

-       Là aussi il n'y a pas grand chose d'intéressant car il n'y pas véritablement d'échanges, il rempli ces petit cadres et vous vous n'êtes qu'une souris dans une cage aussi petite que les cases qu'ils remplissent

-       On se sent très souvent "agressé", les enquêteurs nous "sautent" dessus.  C'est le genre d'enquête que je déteste, bien avant les enquêtes téléphoniques

-       Parfois on m'arrête alors que j'ai pas le temps car je suis juste de passage. On est debout et pas forcément concentré à cause de ce qui se passe autour

-       Je suis souvent sollicitée pour des enquêtes en face en face dans des lieux où il y a du passage et du bruit. Je n'accepte pas de répondre à ce type d'enquête car je n'arrive pas à me concentrer dans ce type de contexte. Pour que je puisse répondre avec justesse aux questions d'une enquête, j'ai besoin de concentration et de calme.

-       Le fait de ne pas avoir de temps et que cela arrive souvent au mauvais moment. De même je ne sais jamais si l'on cherche à me vendre quelque chose ou pas ...

-       J'ai du mal à répondre à certaines enquêtes toujours si j'ai l'impression que c'est plutôt pour vendre son propre produit et pas pour faire évoluer son produit.

-       Les sujets peuvent être rébarbatifs ; quant à la spontanéité des réponses, elle peut être freinée par une insistance lourde, du genre "mais encore, que pensez-vous de ce parfum, en plus de ce que vous venez de me dire ?" (par exemple) ; la concentration également peut être détournée

Ajouté le 08/10/2015